Le site de Stéphane Normandin

 


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BIOGRAPHIE

 

           Je suis né à St-Tite, Mauricie, Québec, le 15 août 1976...

          Mes premières années furent des années normales pour un enfant né dans une famille moyenne de la classe moyenne. J'ai eu la chance d'avoir des parents modèles, et quand je vois aujourd'hui aux nouvelles tous ces gens qui ont eu moins de chance que moi coté parental, j'en remercie à la fois Dieu, Jéhovah, Vishnou, Bouddha et même Raël (au cas ou...). Malheureusement, en vieillissant, je me suis mis à devenir aussi large que haut, ce qui eût pour effet de m'isoler un peu plus à la fin de mon primaire et jusqu'au milieu de mon secondaire. Cet isolement involontaire créa ma première grande passion véritable, celle des livres... J'en ai dévoré mon lot de ma première secondaire à ma troisième secondaire, de petits romans d'aventures aux souvenirs de guerre, puis finalement aux classiques (j'ai découvert Kafka, Hugo, Zola et autres à 15 ans, ce qui a grandement changer ma vie!). Dès la 6eme année du primaire, j'avais déjà (et secrètement) commencé à mettre sur papier des petites histoires de ma composition, ce que je n'ai cessé de faire depuis (moins secrètement!).

          À 15 ans, ma vie bascula. Je me suis mis sérieusement au jogging, puis aux longues marches, et ma taille a rapidement fondue. Peu à peu, je me suis formé un cercle d'amis puis... Je connue l'amour (douloureux, déjà!). Lors de mon premier grand chagrin d'amour, j'ai été "pris en main" par M. Gilles Simard, professeur de son état, homme passionné, ne comptant pas ses heures et ses efforts pour le bonheur, l'apprentissage et le dépassement de ses élèves, autant hors des heures de cours que pendant. Il faut croire que M. Simard est un bon mentor puisqu'il compte parmi ses anciens "disciples" le comédien Robert Brouillette et Jean-François Bastien (de Star Académie).

          Sous la férule bienveillante de Gilles Simard, j'ai développé ma passion pour le cinéma et le théâtre. C'est à cet époque que j'ai vu le film "Cinéma Paradiso" de Giuseppe Tornatore; moi qui aimais déjà passionnément le cinéma, je me suis littéralement embrasé pour l'art du cinéma et c'est ainsi qu'est né mon désir de faire mes propres films, de raconter mes propres histoires sur grand écran. M. Simard, loin de décourager ma passion, monta avec moi le ciné-club de mon école (le ciné-club 95) et j'appris avec lui les rudiments de l'art de "faire" les films et le langage cinématographique.

          Mais M. Simard n'en avait pas fini avec moi... Après m'avoir fait un peu travailler comme "ti-cul à tout faire" sur une de ses grandes productions théâtrales (une grosse comédie musicale très impressionnante), il me fit faire mes premiers pas sur scène en Passe-Partout dans "Zone" de Marcel Dubé. Ce fût une expérience spectaculaire pour moi, une vraie découverte... Je pris conscience de l'importance de la mise en scène, du travail du texte, et la "première" me bouleversa profondément; je fus même incapable d'aller saluer à la fin de la pièce, je dus me réfugier dans ma loge, à la fois trop bouleversé et encore pris par le trac et la conscience d'être mauvais comme un cochon. Mon avenir se dessinait enfin devant moi...

          Après de laborieux début au collège en "arts et lettres", je réussis à me prendre en main et utilisait mon temps pour monter quelques pièces et spectacles d'un intérêt... négligeable (désolé pour les gens qui ont participé à mes "débuts")... J'ai aussi développé ma technique d'écriture scénique qui contrebalance mes faiblesse d'auteur, techniques que j'adore et que je veux garder parce que ce processus fait parti des plus grands plaisir que j'ai lorsque je travaille une histoire de mon cru. (Voir, dans "Mes textes en ligne", le texte sur "Mon processus d'écriture scénique et scénaristique").

          Par une aberration quelconque, quelques unes de mes pièces ont eu de petits succès d'estimes. La seule que je jugeais trop moche pour être présentée sur scène fût envoyée à plein de gens par un "ami" et... gagna un prix aux USA. Ce prix m'apporta une notoriété aussi courte que destructrice pour moi; moi, l'ancien "impopulaire", l'ancien "p'tit gros", l'ancien "tasse toi d'là", j'étais quelqu'un! Je me suis mis à me donner un "look", à "poser", à courir les filles et à boire (à 20 ans, je trouvais que boire ajoutait à mon "look"). Tout ce que j'avais gagné avec le dur travail et ma passion foutu le camps en un rien de temps. Je me suis vite retrouvé à la plonge, ce qui est, c'est le cas de le dire, toute une foutue plongée.

          Je repris le dessus par quelques voyages (l'Europe, puis tout le Canada par le programme "Katimavik") ce qui me permit de me prendre en main et de repartir ma vie sur des bases nouvelles. J'ai même été choisi pour animer une émission de radio à la station CFOU de Trois-Rivières (ou on m'a vite indiqué la porte, la radio n'était véritablement pas ma tasse de thé). J'ai ensuite alterné les petits boulots, sans joies et sans peines, dans une solitude assez grande pour me remettre à mes stylos et recommencer à écrire avec un ego plus à la taille de mon ombre véritable. Je suis ensuite reparti en Saskatchewan quelques mois ou j'ai pu découvrir Shakespeare au festival de théâtre "Shakespeare on Saskatchewan" et ce fût une des révélations les plus bouleversantes de ma vie et depuis, je n'ai cessé d'étudier Shakespeare de plus en plus profondément (je rêve de pouvoir tourner un jour plusieurs versions cinématographique de son oeuvre).

          Après avoir vivoter quelques temps ainsi, allant d'un petit boulot à l'autre, j'ai décidé de devenir "agent de sécurité" pour avoir un meilleur salaire, une vie plus stable et surtout le temps de lire et d'écrire autant que j'en ai besoin, de me développer une petite expérience et d'apprendre... J'ai ramé dur pour avoir un emplois en sécurité, plus d'un an, et puis à 26 ans, je l'ai enfin eu (merci Dany!!!). Je travaille depuis 3 jours semaine (sur des horaires de 12 heures) et j'ai tout le loisir d'écrire et de monter mes projets de films qui n'ont toujours pas aboutis (devinez pourquoi? Eh oui! Toujours l'argent...) et cela, en ayant la fierté du travail et les moyens de me payer trois repas par jour.

          Aujourd'hui, j'ai de bons espoirs d'enfin arriver à quelque chose coté cinéma. Les nouvelles technologies numériques s'améliorent de plus en plus, pour un coût de plus en plus bas. J'écris donc des scénarios pouvant être tournés à bas prix sans en faire pourtant des films "cheap". J'essaie, lors de l'écriture de mes scénarios, d'utiliser les désagréments du numérique et du manque de moyens pour améliorer mes projets, selon la technique de Roger Corman. J'ai bon espoir, avec un petit coup de pouce, d'y arriver bientôt (voir ma section "Projets"). J'ai même souvent frôlé y parvenir (encore l'argent!). En 2004, j'ai passé très près de réussir (à 3 000$ près!).

          Je continuerai à me battre pour mes projets, pour mon rêve. À vrai dire, c'est maintenant tout ce que j'ai. L'amour n'ayant pas été très bon avec moi, mes projets sont mes enfants, mes espoirs, mon bonheur et leur accomplissement mon seul et unique but dans la vie... Souhaitez moi bonne chance!

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Stéphane Normandin

 

 

 

 

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